Ai-je vraiment lancé un blogue en 2026?
Quelques mots sur pourquoi ce site existe

Je me souviens de mon premier blogue. Je devais avoir neuf ans, lecteur assidu du magazine Les Débrouillards. Jeune passionné de technologie, j'avais été particulièrement interpellé par l'article sur Blogger et le phénomène de ces magazines en ligne personnels. J'y parlais de tout et de rien. Résultat : l'équipe de la rédaction des Débrouillards était bien seule dans la section commentaires de mon blogue.
La dernière fois que j'ai exposé ma plume ainsi en ligne, c'était à l'université, dans le cadre d'un cours de commerce électronique, où nous avions à mettre en place un blogue et à tenter d'avoir plus de pageviews que les autres équipes. Alors, pourquoi remettre ça, sept ans après ce cours et une vingtaine d'années après Blogger?
Pourquoi pas juste LinkedIn?
On parle beaucoup de souveraineté numérique et de l'emprise des GAFAM, mais on continue de leur confier une place immense. Professionnellement, LinkedIn (propriété de Microsoft depuis 2016) est devenu incontournable.
Même avec un emploi que j'aime, même sans être en recherche, l'idée que ma visibilité professionnelle repose presque entièrement sur une seule plateforme ne m'enchante pas. Les algorithmes peuvent rapidement changer et réduire la visibilité des projets sur lesquels on travaille. Les entreprises peuvent décider de monétiser certaines fonctionnalités et ainsi les rendre trop dispendieuses par rapport au retour attendu. Sur LinkedIn, je suis locataire. Ici, je suis propriétaire.
Ce qu'un site m'apporte que LinkedIn ne peut pas
LinkedIn va continuer d'être utile, je ne me fais pas d'illusions. Mais un site sur lequel j'ai le plein contrôle m'apporte autre chose.
L'indépendance. Je choisis le contenu, sans filtre algorithmique.
La mémoire. Un fil d'actualité est éphémère. Ici, mes projets restent organisés dans le temps. Ou dans l'ordre que je veux.
Un terrain de jeu. Concevoir (et maintenir!) ce site me permet de tester des outils, du design, du contenu. Pour quelqu'un en marketing, difficile de trouver mieux.
Les nouvelles possibilités qu'ouvre l'intelligence artificielle
L'enfant passionné de technologie que j'étais avait de bonnes connaissances en HTML/CSS et en PHP pour programmer des sites web. L'adulte que je suis devenu n'en a malheureusement plus que de vagues souvenirs. L'intelligence artificielle a comblé l'écart entre ce que j'imaginais et ce que je savais encore coder. J'avais des idées assez précises de ce que je cherchais comme site. J'ai jeté les bases, j'ai rédigé un cahier des charges et Claude m'a assisté dans le développement du code.
Au départ, je visais un simple site de liens en bio en HTML (en bonne partie codé à la main). Puis mes ambitions se sont élargies : un site plus complet, avec un système de gestion de contenu dédié et entièrement personnalisé. Aujourd'hui, c'est une fierté de le voir en ligne et de continuer de le faire évoluer en fonction de mes idées et des besoins.
Quelques éléments dont je suis particulièrement fier
- Un système de statistiques maison. En bon marketer, j'avais envie d'avoir quelques statistiques sur le nombre de pages vues, le nombre d'utilisateurs et le contenu le plus populaire. Avec la Loi 25, toutefois, intégrer un tracker comme Google Analytics m'exposait à des enjeux légaux ou à l'obligation d'obtenir un consentement aux cookies : deux avenues qui ne m'intéressaient guère. Avec Claude, on a donc bâti un petit système de statistiques de base, mais qui me donne l'information que je veux voir, tout en respectant la vie privée des gens qui visitent mon petit coin d'Internet ;
- Du contenu rédigé à la mitaine. Oui, oui, comme cet article. C'est un produit purement humain, relu ensuite par l'IA, qui m'a aussi donné un coup de main pour la traduction ;
- Une section Projets où je peux autant présenter mes réalisations que relayer des articles publiés ailleurs.
Et maintenant?
Je compte y publier à une fréquence probablement irrégulière, quand j'aurai quelque chose à dire : des réflexions sur la communication marketing, ce qui se passe dans l'actualité, et sûrement quelques détours ici et là. Pas de calendrier rigide, juste du contenu que j'aurais eu envie de lire.
Des réactions?
Je n'ai volontairement pas demandé à Claude de me coder une section de commentaires. Sincèrement, je n'ai pas envie de la modérer, et devenir un forum de discussion n'est pas non plus l'objectif de ce site. Après tout, j'ai déjà connu la solitude d'une section commentaires où seule l'équipe des Débrouillards passait faire son tour. Si, par contre, cet article a suscité une réflexion ou a soulevé des questions chez toi, on peut toujours en discuter.
